jeudi 28 août 2014

Interview Complète et Non Publiée de Robert Pattinson pour le Magazine 'Little White Lies' - Nouvelles Citations


Via Little White Lies:
David Michôd a dit qu'il y a un homme très en colère – à savoir lui – au cœur de The Rover. Quelles émotions en avez vous retiré et quelles sont celles que le film a déclenché?
Ca suscite incontestablement de la peur et de l'anxiété mais c'était le personnage pour lequel j'auditionnais. De plus la toute première chose qui m'a parlé était purement un truc stylistique. Une écriture propre et en même temps c'était si saisissant. C'était vraiment original, même la façon dont le texte apparaissait sur la page.

Qu'avez vous trouvé intéressant chez Rey lorsqu'il a débarqué la toute première fois dans votre vie?
J'ai trouvé ça assez intéressant de lire quelque chose dans laquelle vous ne pouvez pas dire si le mec est déficient mental ou pas. J'ai demandé à David au début des auditions si oui ou non il l'était et il a dit, ‘Je ne sais pas. Peut être’ et puis on a décidé que ce serait une personne qui a été sévèrement maltraité ou quelqu'un a qui on a dit qu'il était handicapé toute sa vie, mais ça a plus à voir avec sa confiance en lui. Il est vraiment timide et les gens autour de lui, sa famille, sont très durs et lui ont donné des claques toute sa vie et il a donc décidé qu'il ne pouvait pas être lui même. Il n'a jamais tenté de réfléchir par lui même ou de parler en son nom. C'était intéressant. Les seules fois où il est lui même c'est quand un homme horrible le force à le faire.

Il passe de celui qui était le seul à être paisible à ne plus l'être du tout.
Je ne pense pas qu'il comprenne ce qui se passe. Je pense qu'on peut forcer n'importe qui à être n'importe quoi. Eric tente de modeler Rey plus comme lui. Je suppose que Rey devient en quelque sorte comme Eric à la fin. On l'a forcé à devenir quelqu'un qu'il n'est pas, même si c'est en dehors de sa zone de confort. Il est meilleur. Il peut se défendre lui même un peu plus mais il le fait d'une façon bizarre et reculée qui est complétement vaine. Et je pense qu' Eric regarde ce qu'il a fait. Il a créé un monstre et il se voit pour la toute première fois et ça le fait réfléchir.
Avec Rey, J'étais intéressé par cette dynamique où un mari bat sa femme et la femme ne cesse de revenir. Plus le mari agi mal, plus la femme pense qu'il l'aime et j'aime faire ce transfert sur la relation de Rey et Eric. Je ne cesse de me dire que je n'avais jamais vraiment vu ça dans un film. Je la voyais un peu comme une histoire d'amour. Il y avait des scènes où je tentais de flirter avec Guy.

A t-il été réceptif à vos avances?
Il ne le remarquait pas. Ni David d'ailleurs. A mi-tournage, j'ai dit 'Tu sais que je joue ça comme si c'était une histoire d'amour?'. Dans une scène où il me donnait un coup de pied, j'ai tenté de mettre ma main derrière son short. Cette scène a été coupée au montage."

Rey a des mimiques vocales et physiques bien distinctesÇa venait de vous ou est ce quelque chose queDavid vous a demandé d'adopter?
Je l'ai fait avant d'une certaine façon. C'est un petit peu basé sur mon cousin et aussi tout simplement sur le manque de confiance en soi. Rey a passé toute sa vie à tenter de se cacher, même de se recroqueviller sur lui même. Il ne veut pas que les gens l'entendent. J'ai imaginé ces petits chiens agaçants que les gens ne cessent de repousser toute leur vie. Il continue de courir après ces gens. Il ne s'est absolument pas endurci. Il reste ce gamin mou qui est mal coordonné.

J'ai lu que Guy Pearce avait dit que l'atmosphère était vraiment lourde sur le plateau.
Vraiment?

Ce ne fut pas votre expérience?
Non. Je trouvais ça vraiment marrant. C'était tellement détendu. Incarner un rôle comme celui ci où il n'y a aucun paramètres. Vous arrivez et vous n'avez aucune idée de ce que vous allez faire jour après jour. Vous pouvez être détendu.

Donc vous vous êtes amusé dans cette vision post-apocalypse du futur?
C'était vraiment marrant. Rien que d'être au milieu de nulle part. L'équipe de tournage résidait au même endroit que les acteurs. Vous n'avez jamais ça d'habitude. En tant qu'acteur, vous allez dans des villes inconnues où tout le monde vit sur place donc ils rentrent chez eux et vous, vous rentrez à l'hôtel et c'est triste à mourir. Mais là j'ai pu traîner avec tout le monde. C'était génial. J'ai passé un moment vraiment super.

Où se situe t-il en terme de plaisir sur l'échelle de tous vos films?
Très très proche du haut de l'échelle.

Qu'est ce qui est au dessus?
Sans doute le 1er film que j'ai fait. Avoir 16 ou 17 ans. Ils vous donnent votre propre appartement etc... Tourner à Cape Town. C'est probablement pour ça que je continue ce métier. C'est ridicule. Comment tout cela est arrivé?

Comment avez vous vécu cette expérience, le cirque médiatique auquel vous devez jouer va t-il de paire avec le fait d'être acteur?
C'est tellement bizarre. Je suis tellement déconnecté de tout ça. C'est vraiment étrange. Surtout ici à Cannes car j'ai toujours la gueule de bois. C'était l'avant première de Maps to the Stars la nuit dernière et nous avons fait une after-party. Je ne cesse d'oublier que je travaille le lendemain. Hier j'ai passé toute la journée à faire des interviews et je ne me souviens pas d'un seul mot que j'ai prononcé. Je commence à paniquer à la fin des phrases, ‘Je ne me souviens pas des mots.’

Ça doit être étrange d'avoir cette attente en face de vous de devoir toujours dire des choses sensées à n'importe quel moment de la journée.
Je sais! A la conférence de presse de Maps to the Stars tout le monde s'exprimait tellement bien. Et j'étais [il fait des bruit] les style De Niro en interview. Je n'arrive pas à réfléchir suffisamment vite. Je dois planifier mes réponses. C'est incroyable à quel point la plupart des acteurs s'expriment bien. Evan [Bird] a 13 ans et je me dis ‘Comment arrives tu à donner des réponses? C'est ta toute première interview!’

Peut être que la nouveauté dans le métier aide.
Je prenais beaucoup de plaisir au début avec les interviews. Je n'avais pas pris conscience que des gens allaient les lire. Alors je n'y voyais aucune responsabilité. Vous essayez tout simplement de dire des choses amusantes. Et vous vous rendez compte que les gens se souviennent de ce que vous avez dit et que c'est écrit noir sur blanc et ils vous posent des questions à ce propos quelque temps après et vous commencez à vous fermer.
Vous ne voulez pas que les gens sachent qui vous êtes. C'est la pire chose qui puisse arriver à un acteur. Ce n'est même pas le fait qu'ils sachent qui vous êtes. C'est les gens qui se font une idée de qui vous êtes. Quand j'ai débuté, j'ai eu des tas de problèmes avec les gens qui pensait : 'Oh ce n'est qu'un gamin qui vient d'une école privée anglaise'. Personne ne voulait me mettre dans une autre catégorie  à cause de ça. Maintenant les gens ne pensent même plus que je suis anglais. C'est le bagage Twilight. Je sors tout juste de ça après avoir été pendant 4 ans un personnage publique."

Vous avez fait du bon boulot à renverser les idées pré-conçues à votre sujet. Je regardais les films que vous avez en projet, et Werner Herzog est dans la liste. Travaille t-il de cette façon extraordinairement monocorde?
Oui, c'est ridicule. Il est tellement marrant, et c'est dingue parce qu'il a écrit le script et c'est un des scripts les plus difficiles que j'ai jamais lu. je n'ai qu'un petit rôle. Je me souviens de ma première scène avec Nicole Kidman (qui joue Gertrude Bell), c'est à propos de la situation politique en Turquie. Werner est arrivé et a dit: 'Cette réplique est une blague. Dis la comme si c'était une blague'. Et je lui ai dit : 'Quoi? De quoi tu parles? ' et il est parti en disant : 'C'est marrant. C'est marrant'. Nicole m'a dit : 'Bonne chance'. Mais Werner est génial. Il est exactement ce à quoi vous vous attendez. Il a tellement d'histoires incroyables. Sur tous les sujets, il a une histoire personnelle a raconter.

Il a aussi cette constante prise de conscience existentielle qui est assez apaisante. Je ne sais pas si vous avez trouvé ça apaisant
Et il a aussi une incroyable confiance. Je pense que c'est de là que vient sa créativité. Il croit à 100% en lui, un petit peu comme David Cronenberg. Donc vous n'hésitez pas à dire: 'Oui je vais faire tout ce que tu veux'.

Qu'avez vous du faire pour passer d'une route à grande vitesse de blockbusters à une route secondaire de films indépendants?
Ça m'a pris pas mal de temps. Cosmopolis a vraiment tout changé. Je suis en train de me récréer mon armoire à DVD de quand j'avais 17 ans. J'ai ma liste de 20 réalisateurs

Dites moi.
J'en ai barré 9 entre cette année et l'année dernière. Qui d'autre je veux avoir? Paul Thomas Anderson car tout le monde l'a. Jacques Audiard, Alfonso Cuaron. Je veux faire un film de Godard. Cette année, je vais travailler avec Harmory Korine et aussi James Gray, Olivier Assayas et James Marsh.

Vous avez dû travailler vos vocalises pour The Rover. Allez vous sortir votre version de ‘Pretty Girl Rock’?
Je n'avais jamais entendu cette chanson avant que David me la fasse écouter. J'adore le fait que Rey connaisse toutes les paroles de cette chanson. C'est vraiment une chose très embarrassante que d'être assis à  l'écouter à en boucle. Je suis vraiment très mauvais pour retenir les paroles de chansons alors je me la repassais sans cesse dans ma chambre d'hôtel. Elle est vraiment très entrainante, alors oui, je vais sortir une reprise.

Quel rôle la musique joue t-elle dans votre vie?
Beaucoup moins qu'avant. J'ai eu une petite période de stagnation avec la musique et je ne sais pas pourquoi. J'ai découvert quelques nouveautés récemment mais c'est bizarre comme vous pouvez arrêter d'écouter de la musique parfois. Je ne sais pas. J'essaie de m'y remettre en c emoment. Avant j'avais l'habitude de toujours écouter de la musique quand j'étais sur un plateau de tournage et je l'utilisais pour m'inspirer et je ne le fais plus du tout en ce moment. Je ne fais qu'écouter du rap constamment

Qu'est ce que vous aimez dans les films?
Quand je me suis rendu compte pour la première fois que que je voulais vraiment m'impliquer dans l'industrie du cinéma, je me souviens, et c'est une réponse très vague et je ne sais pas ce que je vous raconte vraiment, mais je me souviens avoir regardé 'Vol au dessus d'un nid de coucou' et j'ai voulu être ce personnage après. Être inspiré. Prétendre être quelque chose d'autre vous donne de la  confiance, même si c'est une fausse confiance et que ça ne dure qu'une seconde. Je pense que ça reste en vous après ça. Je me souviens avoir vu ce film et 'Orange Mécanique' et ils m'ont tous les deux fait le même effet. J'étais extrêmement timide quand j'étais enfant. C'est ce film qui pour des raisons étranges m'a fait me déguiser pour ressembler à Randle McMurphy. Je pense que ce sont des outils d'éducations parmi les meilleurs. Oh non, j'ai vraiment la gueule de bois...
Traduction TheRpattzClub et Pattinson Art Work

http://www.pattinson-art-work.com/

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